Venoge Festival 2026 : une soirée urbaine intense, portée par une nouvelle génération
Art de vivre


Mercredi 12 août, le Venoge Festival a changé de registre. Après l’ouverture électro de la veille, place au rap avec PLK, Josman, L2B, La Mano 1.9, Genezio et Nono La Grinta. Une soirée où les styles se sont succédé sans jamais se ressembler, avec une vraie présence scénique et un public particulièrement réactif.
Dès l’arrivée sur le site, le ton est donné. Le public est jeune, les premiers rangs sont déjà bien remplis et l’on sent que beaucoup connaissent les morceaux par cœur.
Sur scène, Nono La Grinta apporte une énergie très spontanée, directe, avec cette façon de solliciter constamment le public. Genezio poursuit dans un registre urbain actuel, avec un flow précis et une vraie aisance face à la foule.
La Mano 1.9 fait clairement monter la pression. Son passage est physique, rythmé, porté par un public qui répond immédiatement. L2B, de son côté, apporte la force du collectif : les voix se répondent, les déplacements sur scène donnent du mouvement au show et l’ensemble fonctionne particulièrement bien en live.
Avec Josman, l’atmosphère devient plus posée. Son concert s’appuie davantage sur les textes, la musicalité et une présence presque plus intérieure. Il impose son univers sans surjouer, créant un contraste intéressant avec les prestations très explosives qui l’ont précédé.
Puis vient PLK, l’un des artistes les plus attendus de la soirée. Dès son arrivée, les refrains sont repris en chœur. Son concert repose beaucoup sur cette proximité avec le public : il échange, fait participer la foule et enchaîne les titres avec une énergie très maîtrisée. À ce moment-là, la scène et les premiers rangs semblent presque fonctionner d’un seul mouvement.



Ce qui m’a plu dans cette programmation, c’est justement cette diversité. Aucun artiste ne propose exactement la même chose. Certains misent sur l’énergie pure, d’autres sur les textes ou la proximité avec le public. Cela donne du rythme à la soirée et évite cette impression de répétition que l’on peut parfois retrouver dans une programmation très homogène.
En dehors des concerts, j’ai aussi apprécié la simplicité de plusieurs rencontres. Derrière des univers parfois très affirmés sur scène, les échanges sont beaucoup plus naturels : quelques mots, un sourire, une attention. Cela permet de découvrir une autre facette de ces artistes, plus calme et plus humaine.
Un autre spectacle dans le ciel

Cette journée du 12 août restera aussi particulière pour une autre raison : l’éclipse solaire s’est invitée au Venoge Festival. Pendant quelques instants, les regards ont quitté les scènes pour se tourner vers le ciel, offrant au public une parenthèse inattendue au milieu de cette journée musicale.
Au final, cette deuxième soirée aura offert un visage très différent du Venoge : plus urbain, plus générationnel, mais toujours avec cette capacité à faire se rencontrer des univers et des publics différents.


